28 décembre 2010
[ - DARKALITY - ]
A darkened face. That’s what you could see when you are walking lately on an empty street, where everyone does not walk. Slightly step by step, you don’t want to awake this man, looking after his socks, his head under his arms, down. It’s not what we actually see as the world, but it looks like an episode of veiled future.
It rings like a bell, when no one is looking at the future. Living daily as a basic people, household, children, work. No way, because there is something inside us that we haven’t heard for ages. It isn’t normal to live as a geezer, even if people have tried to pull forward some ideas that the world need to be changed, that the world will suffer against those economics theories. If nothing is held for money, that would be for sure for a sexual connotation. Is there only those two categories in the world to make it as good as our opinion of life ?
What’s next ? If we knew… It will be too easy. We should begin to wonder how we could make our life bright. We must find what is our best ideals, our best wishes to be as strong as our strength inside. Because we should seek deep inside, we must write what we have find. Above all, it’s cyclical, but instead of twiddling thumbs it happens that one day mind wakes up. And it’s the moment to go.
Our world is actually at the beginning of a new era of economic domination. It’s evident, since people who leads those big companies have increase the way to earn so much money that a gap is digging between rich and poor people. We have wealthy people in one hand, and desperate one in another hand. There is no way to fill in this gap forever, because of the situation of critical nations. The worst is that we all know that there are many people suffering from famine, civil wars, diseases… But we don’t know really what we could do to help us survive. That’s a fact, and everyone knows this fact.
Like global warning. Like the constant changes of the weather. Like corruption, weapons traffic or discrimination. Some would love to blacklist those subjects. Some would love to make their possible. Right here, right now, there are birth, death or murder. The future is veiled with a black and wide question of how could we get rid of this critical situation ?
So we are walking on this surrealist street, with no one to keep us living without answering those questions. Like those circles appearing on the water’ surface thanks to some pebbles. When we are staring at the stars in a summer night, we feel the same thing as everyone : are we strong enough to face the world’s odds ?
There are many changes. Almost governed by money. But I still keep that idea that we all have inside of us something good to bring back this feeling of happiness that our ancestors share one day. It’s not just about how we could live well, but how we could keep a degree of decent life, as a positive situation, something hedonist. Smiling, laughing, sharing some interest. Spread love all around the world.
I do not love this world where features lack of jobs, lack of wisdom, and lack of purity. Everyone should try to find the best of us for giving life a sense, for fighting against things which highlights hatred, anger and pain. That is too hard nowadays to explain for those who do not believe in themselves. Too hard again to find those who master this level of simplicity, and yet it exists.
Inside this quiet street, the man stands up, his face always darkened by his hooded sweat. Standing as one of those leading boss who elevate their company thanks to hard goals. As the captain of a big ship who is leaving a harbor. Gently, he begins to walk, as the night begins to fall…
27 décembre 2010
[ - NIGHT TALE II - ]
La nuit l’enveloppe. A défaut d’être pris dans les bras d’une charmante demoiselle, il se console en embrassant du regard la piste bondée de clubbers agités. Plus de trois heures du matin et l’ambiance de la salle devient de plus en plus électrique. Il y a ceux qui sont venus parce qu’ils sont bourrés, les autres qui sont venus pour chasser, et ceux qui sont venus pour le son. Mais attention : pas n’importe quel son. Là où la jeunesse devrait être formée aux sonorités les plus en vogue, donc les plus pointues, il serait plus convenable de laisser traîner leurs oreilles ailleurs qu’en France. La curiosité se perd, la littérature se dilue dans une masse de textes où le vocabulaire s’appauvrit progressivement : la stupidité n’a jamais été aussi évidente qu’en cette époque farfelue où l’on perd la notion de l’argent pour celle du pouvoir. Pouvoir sur les autres, sur l’argent, le sexe, la débauche.
Pourtant c’est ici que son amour pour la musique s’étend, dans ce rythme sensuel, au sein des vocalises de la chanteuse, dans cette manière à faire bouger chaque membre, chaque pensée, chaque désir. La mélodie voluptueuse du morceau fait mouvoir la foule dans des positions de plus en plus joyeuses, mais pas au détriment de l’alcool : par la réaction qu’elle produit sur les gens. Le clubbing basique prend alors une dimension religieuse : cette messe électronique prêche un seul mot d’ordre : naturel. Et cette ferveur se décuple au fur et à mesure de l’avancée du morceau, chacun se laisse emporter par la musicalité et par l’ambiance qui drape cette nuit d’une atemporalité.
Les bras, les jambes, la tête, les pieds. Tout ce petit monde s’agite, soubresauts multiples tissés dans cette atmosphère où les plus alcoolisés ne peuvent comprendre ce sentiment. Là où le sang devient futile, où le cœur devient stérile, car submergé par cette vague illimité de plaisir, cette vague de plaisir intense, brute, légère mais efficace. Ce sentiment de folie douce, exégèse musicale parfaite, retient l’attention de toute la foule, telle un miroir des possibles où chacun se sent projeté de sa vie pour y voir plus clair sur le parcours de son existence. L’ambiance métamorphose chaque clubber, gangrène nocturne qui prolifère tout aussi bien dans le corps et l’esprit.
L’âme est à nue. Victime collatérale de ces passions électroniques, elle ne peut se sentir menacée par cette envie furieuse du dancefloor. Au contraire, la nuit offre à chacun la possibilité de se regarder en face, de vivre des expériences pertinentes. Il le sait, il est conscient de cette chance que de pouvoir sublimer sa passion au sein d’une pensée euphorisante. Plus qu’un délice mental, c’est globalement une forme d’amour, un lien fœtal, une connexion solide. La musique ne l’a jamais rendu aussi fort.
Installé au comptoir, dos aux serveuses, il trempe doucement ses lèvres dans son cocktail de fruits frais, appréciant la musique tout comme ces corps féminins se donnant à fond sur le son. Pas avec son regard de séducteur, mais avec son cœur : les hommes dansant auprès d’elles ne semblent pas attaquer leur proie, mais au contraire les défient de venir danser contre eux, telle une invitation à la tentation du plaisir charnel. Cette multitude de danses lascives l’émerveille, au point de terminer sans attendre son verre pour retrouver le plaisir de vibrer.
La foule est compacte, le dancefloor blindé. Mais la fièvre musicale est telle qu’il est impossible de renoncer à danser. L’ambiance est telle qu’il est impossible de penser. Mais de se laisser faire, se laisser porter par les impressions sans avoir peur de se montrer. Il se laisse aller sans hésiter, se conjuguant avec la foule comme s’il frôlait les touches d’un clavier. Il n’y a que des sourires sur les lèvres des clubbers, une liesse de sourires scellant le caractère positif de la soirée.
Il sourit alors, tout comme cette femme qui l’a remarqué en lui souriant à son tour …
27 novembre 2010
[ - PASSION - ]
Notre existence ne peut être banalisée de ces codes qui façonnent notre évolution : l’éducation ainsi que le milieu social entraînent l’élève à choisir ce qui l’intéresse ou ce qui peut l’amener à lui plaire. Une fois l’insertion professionnelle effectuée, le rythme de son travail forme son quotidien, agrémenté d’une vie de couple, voire parentale, et d’un cercle d’amis. Puis lorsque la retraire arrive pour lui, il s’occupe du mieux qu’il peut de sa propriété ainsi que de sa famille et ses proches. C’est en cette description dès plus simple le parcours typique de ces personnes qui ne sont pas curieuses, qui ne sont pas intéressées par la découverte et qui ne sont tout simplement pas passionnées. Alors aussi terne que soit cette description, il va sans dire que cette vision de la vie est triste…
Je persiste à croire que notre chemin de vie, de la naissance au décès, se doit d’être enrichi par la curiosité. Avec ce paramètre, nos existences se retrouvent catalysées dans une ou plusieurs passions, par cette persistance qui nous guide à travers le quotidien. Et pour être passionné, il faut avant tout être ouvert d’esprit. Nous ne le dirons jamais assez, la culture et la gratuité de l’enseignement sont les premières portes à la connaissance, celle qui nous guide dans des réflexions et des idées, dans des perceptions différentes de ce qu’est pour nous la vie. Exister, c’est donner un sens à sa vie.
Être passionné, c’est vibrer pour ce que nous aimons. Cela peut être un sport, un loisir, un art ou un savoir-faire ; il y a dans cette pratique ce sentiment d’évidence, cette motivation insufflée au gré du temps et de la connaissance s’y afférant, et une envie des plus vives à vouloir ne pas que s’en contenter. Je trouve fantastique l’idée qu’une personne soit passionnée, dans la mesure où elle se dévoue à apprendre le plus de choses possibles à son sujet, à ce qu’elle emmagasine une somme impressionnante de données dans sa mémoire et à ce qu’elle puisse éprouver un plaisir à en parler.
Ce trait de personnalité joue beaucoup sur le quotidien, notamment sur la question du moral. Il se dégage beaucoup de positif et cette façon de voir les choses est très bénéfique sur l’entourage. Voir une personne s’émerveiller sur ce qu’elle aime nous renvoie à une image du bonheur, un bonheur contagieux car accessible à tous dans la mesure où la personne comprend ce qu’on peut ressentir.
Les goûts déterminent en filigrane ces passions que nous pouvons ressentir. Par exemple dans le cadre des études supérieures, il est aisé de comprendre qu’une personne aimant la peinture et la sculpture veuille aller aux Beaux-arts. Qu’une autre personne aimant la littérature veuille se rendre en lettres modernes. Qu’une personne aimant la nature se rend en botanique. Il réside dans chacune de ces décisions une envie commune : celle de se diriger dans un domaine compréhensible et facilement décryptable. Quand à choisir un domaine par défaut, le risque de mal-être est bien réel.
Les personnes passionnées nous le diront : être immergé dans ce qu’on aime et ce qui embellit notre quotidien devient une force mentale efficace contre toutes agressions extérieures, que cela soit une critique mal placée, une mauvaise nouvelle, ou encore un événement malheureux. Le potentiel positif d’une passion devient également un potentiel mental, un petit quelque chose sur quoi nous pouvons nous raccrocher en cas de déprime. Une passion motive, renforce, apaise, protège, sublime notre existence et c’est de cette manière que nous pouvons donner un sens à notre vie.
24 novembre 2010
[ - VISION OF LIFE - ] (Prélude)
Il existe deux catégories de personne. Certes coller une étiquette devrait être une pratique controversée puisque chacun est différent, réagit avec des émotions, des ressentis et des réactions propres, de par les expériences vécus, de par les deuils effectués. Pourtant nous sommes plus de 6 milliards d’êtres humains à vivre ce même moment, ce même instant. Là, tout de suite, un américain peut dormir en ronflant, un français peut se préparer pour aller travailler, un japonais est en train de déjeuner. Nous sommes en 2010, et sommes mués par le pouls de notre cœur. Indubitablement.
Pourtant je le répète, il existe deux catégories de personne. Ou plutôt deux façons de voir notre existence façonnée par l’espace et le temps. Et parmi cette vision qui me semble être primordiale pour donner du sens à sa vie, car tel est le but de notre vie ici en ce bas-monde, sinon peiner de la vivre serait un gâchis monumental, il faut comprendre que deux systèmes existentiels perdurent.
Le premier est un plan d’existence plat. De la naissance au décès, de l’éducation scolaire aux études, du travail à la retraite, la ligne du temps est tracée dans son plus simple appareil. Un parcours agréable, un entourage, une vie animée par tout ce que peut composer les aléas et autres surprises de la vie. Les personnes qui ont pris ce chemin de vie regardent les choses telles qu’elles interviennent. Et pour ne pas paraître vil, si elles se complaisent dans ce plan d’existence, soit.
Il m’a fallu évidemment du temps et beaucoup de réflexion pour comprendre ce qu’est de vivre. Et je remercie les acteurs de mon évolution par laquelle une curiosité a su s’implanter en moi. C’est sans aucun doute la clé d’une ouverture d’esprit. Tel un arbre des possibles, telle une force plus tenace, ce qui pousse à différencier ces personnes est tout simplement cette conscience qui peut intervenir à n’importe quelle étape de son existence. De voir ce que tel moment apporte sur le temps qui passe, ce que telle envie change sur cette existence qui se déroule. On y donne une dimension nettement plus volumineuse, beaucoup plus profonde, et bien sûr spirituelle.
Pour ces personnes, le plus important est de donner un sens à leur vie. De sublimer son quotidien. De tourner son regard vers le futur, afin de donner une longueur d’avance sur ses projets. D’avancer avec ce bagage du passé où s’entassent les meilleurs moments, les plus belles expériences. Souvent à caractère hédoniste, écologiste ou philosophique, ce plan d’existence s’ouvre sur le positif, avec pour bataillon un désir d’essentiel. Un idéal existentiel que beaucoup rallient, petit à petit. Rigoureuse, cette perfection mentale est bénéfique pour chacun. Car chacun possède un potentiel.
Alors me direz-vous, il est péjoratif de crédibiliser ce dernier groupe de personne plutôt que le tout premier. Et c’est là que la différence se constitue : chacun peut à tout moment tourner son regard vers le futur, se poser les bonnes questions, faire le vide dans son esprit et souligner les éléments essentiels de sa vie : que cela concerne un métier, une situation, une vie de couple, des fréquentations.
Le plus important, c'est de conjuguer son bien-être avec sa sérénité ...
18 novembre 2010
[ - PRISME - ]
Les couleurs s’enchaînent, s’emmêlent, s’enlacent, s’entrechoquent. Un spectre illimité de tons vifs, tantôt contrastés, tantôt lumineux, immuable sur le fond, majestueux sur la forme. Dans une infime partie se rangent toute cette gamme qui embellit le quotidien sans que nous en ayons le sentiment. Aussi expressif que cela puisse paraître, tenir un prisme dans une main relève d’une contemplation toujours aussi délicate, avec un seul et même regard, de celui d’un enfant béat d’admiration à celui d’un vieillard sur qui le temps a maquillé le long de ses joues quelques rides.
Je la regarde depuis une bonne demi-heure maintenant, toujours impressionnée par ce kaléidoscope. Elle doit avoir la vingtaine, pas plus, son visage aux traits doux trahissant la naïveté de la situation, et devrait travailler aux Beaux-arts au vù d’une grande chemise noire et verte que tous les étudiants possèdent lorsqu’ils ont l’obligation d’effectuer un devoir à l’extérieur de l’école. A moins qu’elle fasse un double cursus en physique puisqu’un prisme s’associe généralement à une étude spectrographique. Quoiqu’il en soit, elle étudie l’objet avec une ferme attention.
Je laisse divaguer mon esprit, qui déjà est foudroyé par une immense introspection. Le prisme que cette charmante personne tient en sa main me renvois inéluctablement à une sorte d’arbre des possibles, à une perspective infinie de choix, sur mon quotidien, sur l’existence que je mène, sur ces souvenirs accumulés, sur mes projets futurs. Soudainement je ne suis plus assis sur ce banc en bois ployant sous l’âge de sa matière mais transporté mentalement dans un espace-temps dont je ne saurais expliquer. Cette introspection peut s’apparenter à un bilan rapide, bilan qui se fait généralement assez souvent. Tenter d’être objectif sur sa place dans un espace et un temps délimité souligne alors l’importance que d’être une âme en ce bas-monde. Plus encore, sa valeur.
Je me place alors dans le présent, et aussitôt mon attention est focalisée sur mon passé, ce que j’ai vécu, ce que j’ai ressenti et ce que j’ai établi, ainsi que sur mon avenir, mes souhaits, mes projets, la possibilité de faire en sorte que des envies et des désirs soient en mesure d’être achevé. Mon présent s’en trouve alors plus vivant. Mais de cette symbolique triade ressort ensuite la notion d’espace. Mon terrain de prédilection demeure pour le moment l’Europe, continent riche d’histoire et de cultures, mais tout en sachant que ce périmètre sera étendu dans les années à venir. Et en réalisant l’ampleur de cet espace-temps, je ne peux que sourire face à la richesse de mon existence.
Du résultat de ce bilan, je cligne des yeux pour me réhabituer au moment présent. Je suis toujours assis sur le banc, toujours au Jardin des Plantes, et mes sens ont repris leur activité. Tiré une bonne fois pour toute de ma rêverie j’entame alors une nouvelle page sur mon bloc-notes, et rassemble quelques idées pour la création d’un nouveau projet artistique. Quelques mots ça et là se balancent alors sur les interlignes de ma page, ciment d’une vision très claire et qui sera très certainement sujette à s’améliorer dans le temps, comme à chacun de mes projets. La patience est recommandée.
C’est alors qu’en cherchant une idée dans le ramage des arbres avoisinants je m’aperçois que la jeune fille qui était installée sur le banc devant moi se rapproche avec son prisme à la main. Perturbée par son arrivée je me détends la seconde suivante avant qu’elle ne me dise bonjour pour se présenter et me demander de l’aider à chercher des idées pour son objet d’études. D’abord étonné de la demande je réalise qu’elle a dû elle aussi se poser des questions sur moi à mon encontre, surement par le fait que j’écrive beaucoup depuis mon arrivée au Jardin. Je l’invite alors à s’asseoir à côté de moi pour que nous trouvions ensemble des idées intéressantes. Mais très vite je laisse marcher mon odorat au détriment de mes pensées, enivré par le parfum sensuel de la jeune femme…
07 novembre 2010
[ - STAND UP - ]
Voilà déjà plus d’une semaine que Valentine n’a pas allumé son ordinateur portable. Couper cette connexion permanente à tous ses comptes, toutes ses adresses mails lui permet de se vider la tête, de ne pas rendre des comptes à n’importe qui. Cette passerelle virtuelle qui décuple l’intensité de ses amitiés envers ses amies s’est tue lorsqu’elle a décidé d’éteindre la machine, pour se recentrer sur elle-même et pour avoir les idées claires. Mais aujourd’hui elle n’a qu’une envie : revoir ses nombreux albums photo. Valentine est une photographe chevronnée.
Il est présent partout. Difficile de ne pas le manquer puisqu’il apparaît sur la plupart des albums. Comment faire disparaître sa présence entêtante, cette multitude de souvenirs qui semble fortement soudée dans son esprit ? Elle ne sait pas, pas pour le moment. Mais une certitude persiste : celle de ce temps qui passe et qui saura combler ce vide immense. Parce qu’une fois les pleurs passés, elle a décidé de commencer une nouvelle étape dans sa vie : celle de faire le deuil.
Sa passion pour la photographie l’a emmenée très loin, et pour preuve : les meilleurs clichés sont ceux où il apparaît dessus. Que ce soit au port avec son regard vague devant la mer, en Corse en train de siroter un cocktail glacé, ou encore son sourire pris en flagrant délit alors qu’elle lui avait raconté une de ses nombreuses mésaventures. C’est sûr qu’il eut été un beau sujet, avec son visage aux traits fins et cette énergie si facilement reconnaissable dans ses yeux. Cette magie la frappe à nouveau.
Valentine est consciente que regarder toutes ces fragrances ne peut que lui soulever le cœur. Pourtant au fond d’elle-même, elle sent que c’est nécessaire. Toutes les peines de cœur passent par cette étape, celle de regarder le passé, de se tourner vers la nostalgie, d’écumer ces frissons d’angoisse lorsque l’amour éprouvé pour une personne refait surface, aussi brutalement qu’un feu allumé sur une gazinière. Sur les braises encore ardentes de son ancienne relation, elle ressent encore ses gestes de tendresse, ses gestes qui la rassuraient tant. De ces échos rémanents ne restent plus que le goût de la solitude, doux et amer à la fois.
Elle passe en revue plusieurs albums avant de les sceller dans un unique dossier, après avoir trié et sélectionné les meilleurs clichés. L’album en résultant, du nom de son ancien partenaire, reste un instant en suspens sur le bureau virtuel de l’ordinateur, le pointeur oscillant entre la corbeille et le dossier des images… et finit par atterrir dans le dossier d’origine. Valentine déglutit, passe une main dans ses cheveux pour les ramener en arrière, et décide d’éteindre son ordinateur, consciente qu’elle n’aura pas trouvé le courage nécessaire pour tout effacer. Et s’il fallait garder cette tranche de vie ?
Elle se lève enfin de son lit, et se retrouve devant les persiennes de sa chambre, closes depuis la rupture. De légers rayons de lumière saupoudrent la pièce d’une pâle lueur, témoignant du crépuscule. Valentine ouvre alors ses volets et laisse entrer le soleil dans sa chambre, bien décidée à prendre sa vie en main et à traverser cette dure épreuve grâce à sa motivation. Avant d’appeler sa meilleure amie elle se rend compte que le crépuscule n’est en fait que l’aube d’une nouvelle journée, et un coup d’œil à son réveil posé sur une table de chevet lui indique qu’il est encore beaucoup trop tôt pour tenter de joindre Alice.
Décidée à passer sa journée ailleurs que chez ses parents, elle s’adosse à la grille de son balcon et pose son menton sur la balustrade, laissant errer son regard à l’horizon. Au loin le soleil fait surface, dardant ses rayons de plus en plus volumineux aux alentours. La teinte orangée du ciel laisse présager une journée ensoleillée, parfait pour que Valentine puisse profiter de l’extérieur. Avant de sortir de sa chambre, elle dessine alors un soleil miniature sur la buée déposée sur les vitres…
26 octobre 2010
[ - REMORDS - ]
Sur le faîte de son balcon, le visage caché par ses mains fragiles, elle sanglote. C’est une tristesse indélébile qui noie son cœur depuis le début de la journée, tristesse qui se marque le long de ses joues par de fines trainées de larmes, s’accumulant minutes après minutes, et faisant disparaître progressivement cet espoir de le revoir un jour. Dans un élan de courage elle tente de lutter contre ce sentiment de colère et rassemble ses forces pour le joindre à nouveau, composant son numéro sur son téléphone portable. Pour réponse, l’inlassable attente de la sonnerie, puis sa voix sur le répondeur automatique lui indiquant de laisser un message, brouillon de pensée sans équivoque.
Elle se revoit le plaquer contre le mur de la salle à manger, le gifler à plusieurs reprises avant de lui mettre en face des yeux le message qu’elle a trouvé parmi tous ses SMS. Elle se revoit lui jurer que plus jamais ses mains ne s’approcheront de son corps, qu’il ne pourrait plus jamais l’approcher sous peine d’être réprimander par tous ses proches. Elle ressent encore ce frisson si intense, cette énergie si violente qui l’a traversé, et cette irrépressible envie de lui faire les plus atroces souffrances. Dans cet élan de folie elle s’est imaginée lui trancher la gorge, et jubiler devant son sang déjà impur devant le fait accompli. Ce message rempli d’une tendresse dégoulinante de bestialité sexuelle, auréolé d’une envie qu’elle seule aurait pu établir avec lui. Elle lui avait intimé d’être très attentif à l’usage de ses charmes, mais sa séduction avait réussi à le retourner contre elle. Et dans cette guerre impitoyable son amour s’était envolé. Apaisé, volatilisé, à tel point que sa colère s’est vue décuplée.
Valentine avait alors réalisé à quel point sa violence avait été exagérée suite aux joues en sang de son Marc. Sa bague de fiançailles s’était retournée sous la vitesse du geste et avait constellé le visage si enfantin de son partenaire en une rage exprimée à vif. Son cher et tendre n’avait pas réussi à expliquer qu’il ne s’était rien passé à temps, que Rose n’était qu’une de ses amies et confidente et que même si la prétendante était amoureuse de Marc cette dernière n’aurait jamais pu le pervertir. Valentine avait été aveuglée par la jalousie, et Rose s’en était joué au point d’envoyer de faux messages qui, une fois de trop, ont réussi à catalyser chez Valentine une violence brute. Une violence fatale.
Elle le revoit la regarder, de ce regard unique qui vous transperce le cœur, qui glace cet amour si intense en une froide réalité. Elle le revoit prendre peur, hurler d’un cri déchirant et s’en aller en courant dans le vestibule. Et les taches de sang tapissant le parquet d’une évidence des plus accablantes. C’est alors seulement qu’elle s’est sentie trahie dans sa gentillesse. Trahie dans son opiniâtreté à vouloir conserver l’avantage. Dans la servitude de ses actes à vouloir tout contrôler.
Valentine raccroche alors et se remet à fondre en larmes. Dans ce Paris si animé, en cette journée de marché, elle se sent vulnérable et seule. Ce n’est plus les bruits de la rue qui atteignent ses oreilles, mais bien ceux de la culpabilité qui tambourinent dans son âme, alors qu’elle n’arrive plus à se détacher du regard de Marc la seconde avant qu’il s’en aille, et de contempler sa bague baignée de sang une fois son départ. Elle se revoit encore éprise de colère, sa fureur enveloppée d’une fougue incontrôlable de lui rendre la monnaie de sa pièce. Et tremblante de peur, face à la violence infligée à son amour. Son Marc, son amoureux de toujours, son arme contre le pessimisme et le quotidien qui vous entraîne dans une spirale de morosité infernale. Parti, disparu de sa vie à jamais.
Elle se met alors à regarder le ciel, sa vue brouillée par les larmes, contemplant les nombreux nuages et avions aux alentours. Comme une vie parmi tant d’autres, laissée pour compte à l’abandon, au désespoir et à la rédemption…
15 octobre 2010
[ - BALLE DE FRAPPE - ]
Victime du monde actuel. Société capitaliste courant à sa perte. Faillite de la conscience humaniste. Perte d’équilibre devant la pénurie de carburant. Ecologie impossible à hisser au rang de première importance pour la race humaine. Conflits d’intérêts et divergences d’opinions face au plus grand nombre. Recul de l’âge de la retraite. Chômage non-négligeable chez les jeunes diplômés. Pédophilie en exergue, sectes religieuses, effectifs en sous-nombre dans la gendarmerie. Exploitation.
Le temps passe, l’époque semble bien longue. Cinq minutes sont passées mais déjà l’ennui se fait ressentir. Tumulte dans ma tête, brouillard d’idées et de pensées, exaspération devant l’inutilité et la futilité des existences de chacun. Noyé dans mon énergie, catalyseur de projets, je mâche encore ce chewing-gum comme pour niaiser une catégorie de la population qui n’a plus les moyens de s’en procurer. Le paquet de cigarettes écrasé devant mes pieds me consterne, le souvenir de soirées de débauches revenant au galop dans ma mémoire. Les embruns de l’alcool, les gestes hésitants, la tête qui tourne. La petite brune timide au coin du salon, la colocation marquante de la vie étudiante, la bouteille de vin presque terminée sur le bord de la table. Telle des effluves, les souvenirs se multiplient, et les sensations reviennent. Celui qui a cassé son portable, et l’autre qui a baptisé la moquette du séjour. Les verres qui se remplissent, se vident, cycle infernal d’une envie commune : celle de se bourrer la gueule.
La petite brune qui m’interpelle, celle qui ne buvait que de l’Orangina. La soirée s’éternise, mais c’est l’alcool qui fausse le temps. Cinq heures du mat’, tout le monde se casse, et la petite brune est restée, succombant à la tentation : elle s’enfile la moitié d’une bouteille de vodka. Je suis fatigué, mais je sens l’excitation monter : elle veut repartir, je lui propose de rester. La suite se passe pas trop mal, elle se déshabille dans ma chambre, je fume jusqu’à tordre le filtre une dernière cigarette, la dernière du paquet. Une fois allé aux toilettes je retrouve la petite brune, toute pompette et le sourire niais, ses talons et son string laissés en évidence sur ma commode. Je l’embrasse comme un fou, mes mains caressant fougueusement sa poitrine, ébat viril sur le point de faire naître une énergie intense. Elle crie, elle sourit, elle exulte de cette pénétration qui me fait jouir comme jamais. L’heure d’après elle commence à respirer, je sors du lit pour piquer une cigarette dans le paquet du coloc. Nu devant la baie vitrée un couple de voisins passe, et s’indigne de ma pudeur alors que je les regarde comme si de rien n’était.
Je frappe l’asphalte d’un pied sévère, l’œil aux aguets quand aux possibles visiteurs. Dans le bâtiment délabré, l’odeur de la cloison en bois réveille mon dégoût pour l’art de chiner les vieilleries. La situation politique ne cesse de se casser la figure, France en proie à la décrépitude de la concupiscence. Les laquais de la République s’offre un luxe impossible à compter, dénigrant la rue à coup de garde-à-vues, laissant aux associations la nécessité de se débrouiller avec les plus démunis. On pourrait presque offrir aux smicards la médaille du courage, pour survivre dans cette jungle de taxes qui ne cessent d’augmenter. La retraite semble loin.
Dans le froid de l’hiver, je remonte la fermeture éclair de ma veste noire. Doucement, j’observe aux alentours si quelqu’un me guette, et presse le pas en direction de la sortie. Il ne fait jamais bon venir seul dans cet endroit, surtout après ce qu’il s’est passé. On fait sa victime après des déceptions, on invite le désarroi à peser sur la conscience, et la publicité nous fait croire à des envies qui sont en nous. Association d’idées malvenues ouais.
Ce pollen politique ne peut pas plus me dégouter. T’y es resté mon frère, mais je ne t’oublie pas. Ton courage et ta témérité t’honore. Reste en paix, je t’y rejoindrais plus tard. Ouais, sacré immeuble…
13 octobre 2010
[ - POINTE DU CHEVET - ]
Là. C’est sur ce promontoire, à cette place précise que je voudrais te laisser regarder la vue qui s’étend devant toi. C’est au sein de cet espace naturel, dépourvu d’asphalte et de barrières, offrant ce luxe gratuit que de contempler sans chronomètre cet espace majestueux qui scintille sous la fervente lumière du soleil. Cette splendeur tant unique qui n’est visible qu’en cette région est impossible à photographier, même avec les retouches nécessaires. Tu peux en garder un souvenir, mais ce que tu sembles apprécier en ce moment sera gravé à tout jamais dans ta tête, parce que c’est un endroit que j’ai désiré te montrer et parce qu’il me tient à cœur que de pouvoir partager cet écrin de volupté avec toi.
Ces quelques mouettes qui se chamaillent au loin, derrière la petite île que tu peux apercevoir devant, là, tirent le portrait d’une faune sauvage joyeuse, tandis que ces plantes vivaces au loin lorgnent sur la mer une expression de stupeur. A cette heure de la journée, cette dernière se retire, laissant place à cette multitude de poteaux alignés qui forment le commerce d’une mytiliculture prospère et réputée. Dans ce bras de mer se croisent parfois quelques bateaux de pêche, ou quelques vieux rafiots désertés, trait d’union entre le passé et le présent. Et lors des grandes marées, beaucoup de personnes retroussent leur bas de pantalon pour aller ramasser quelques coques, souvent en guise de nourriture pour ces soirs d’hiver où il fait bon d’allumer un feu dans la cheminée.
Ce qui me surprend toujours en venant ici, c’est ce petit coin de paradis qui me laisse toujours pantois, qui me laisse admiratif. Tout ce panache de couleurs dorées, orangées, craquant sous l’égide du vent qui s’engouffre dans ces filets de nuages, quelle superbe toile ! Je me demande même si un peintre saurait ajouter sur sa palette de couleurs cette effervescence des tons. Ces couleurs automnales se retrouvent le plus souvent au sein des jardins publics, lorsque les températures baissent et que les feuilles tapissent le sol de leur couleur chatoyante, maquillant ces petits sentiers qu’il me plaît tant à arpenter le dimanche en famille. Cela me fait également penser à la solitude qui s’installe lorsqu’on admire un temps un ciel dégagé en pleine nuit, essayant de retrouver les constellations les plus connues dans l’obscurité. Toute cette myriade de points lumineux qui augmente au fond de soi le sentiment de se sentir seul. Contrairement à ça, je ne le ressens pas ici.
A peine dix minutes se sont-elles écoulées que déjà le ciel semble se mouvoir en une forme plus éclatée, maquillé par une recrudescence de nuages tous plus proches les uns des autres. Mais cette dorure presque fantastique agite en moi de plus agréables desseins, alors que la mer oscille entre un bleu turquoise et un bleu azur : si la saison se prêtait à une chaleur plus importante, je n’aurais pas hésité un seul instant et aurait plongé la tête la première. Les bienfaits de l’eau ont toujours été bénéfiques sur moi, et cette relation que j’entretiens avec cet élément pourrait provenir de mon signe astrologique si ces personnes du genre m’étudiaient plus attentivement. Mais le sujet aujourd’hui n’est pas mon ressentiment sur la question : c’est de te contenter de ce spectacle naturel.
Focalise ton attention sur tout tes sens. Regarde comme les couleurs sont belles à regarder, comme la flore environnante rend ton odorat plus subtil. Ressens cette petite brise qui te fait frissonner, et la chaleur qui règne dans ton corps t’habiter. Embrasse ce paysage avec ton cœur, et vois comme les petits plaisirs sont souvent ceux qui ne sont pas matériels : dans mon désir de t’emmener ici, c’est avant tout de te faire partager une découverte qui me fait vibrer. Si tel est le cas pour toi, alors c’est que nous sommes faits pour nous entendre. Cet amour de la nature choit face à ce doux parfum qui m’enivre depuis ton retour : rapproche-toi de moi encore, et je te volerais un baiser.
11 octobre 2010
[ - AVEC TOI - ]
Ce vaste jardin déploie enfin ses plus tendres couleurs, bordées d’une touche automnale. Les feuilles commencent à s’étaler par terre, et le vent se fait un peu plus sentir, par des brises progressives, tantôt vives, tantôt légères. Cette fraîcheur n’est pas tellement désagréable, puisqu’il est facile de se promener sans porter de lourds vêtements. Et la flore environnante donne ce petit côté très naturel, ce petit côté que l’on semble oublier lorsqu’on habite en ville. Car avant ces immeubles et cet asphalte, vecteurs de flux de locomotion, il y avait aussi de l’espace, de la simple herbe aux arbustes les plus denses. Ces coins de verdure parsemés telle des graines dans une cage pour des oiseaux sont de véritables petits trésors. Et il est parfois bon de s’y promener, peut-être pour une histoire de pensées en désordre, de cœurs brisés ou d’une envie de se recentrer avec soi-même.
Le plaisir se partage également dans la recherche de réconfort : flâner dans les ruelles, découvrir de jolies boutiques, goûter à de nouvelles saveurs. C’est aussi cette promiscuité avec l’inconnu qui nous fait ravir de simples délices, aussi tentant puissent-ils être. On se plaît à s’émerveiller de cette multitude gratuite pour les yeux, de toutes ces couleurs qui agitent notre curiosité. Languir notre palais de mets agréables et bons, s’asseoir à une table et prendre le temps de manger, avec une petite musique de fond qui ambiance la salle d’une aura plaisante et douce, est un petit moment de luxe qui est accessible à tous. Passer un bon moment à table, rire et peut-être également pleurer face à des confidences, ancrer dans un cœur des sentiments indéfectibles, et pourquoi pas éduquer ses papilles à la recherche d’une odeur subtile … Manger peut devenir autre qu’une nécessité.
La mer nous procure un sentiment de voyage. Une fois embarqué à bord d’un navire, on vêt le costume d’un Christophe Colomb et on se découvre une passion pour l’aventure. Partir, laisser notre quotidien voguer au rythme des pulsations des vagues, sentir la fraîcheur de l’eau et ressentir la chaleur humaine qui s’imprègne sur le bateau. On irait presque jusqu’à tenir la barre, se sentir maître de la destination et rejoindre une île baignée dans un coucher de soleil doré, plonger la tête la première dans la mer pour y lester son corps de son bienfait apaisant. Quelques brassées plus loin, la plage invitant à s’y recueillir, un feu de bois prestement établi, on se réchaufferait les mains aussi bien qu’avec de bons discours sur l’amitié et la vie, deuxième foyer ardent brûlant au fond de nous comme l’amour partagé du moment présent, quelques bières à la main. Partager tout simplement.
Et tu serais là. Dans tes songes, comme d’habitude, la tête ailleurs. Tu me dirais que je ne suis qu’un doux rêveur, qu’un éternel faiseur d’aventure, toujours prêt à s’envoler vers de nouveaux territoires. Mais que tu ne pourrais pas être aussi bien qu’avec cet homme que je suis devenu. Passionnés, et peut-être artistes, tu ne tiendrais pas longtemps face à mes regards, mélange d’amour et de tendresse, appel à l’affection brute. Tu ne pourrais plus reculer devant mes baisers, ni à mon étreinte rassurante qui ne ferait qu’apaiser tes soucis d’état d’âme. Tu serais toujours un peu perdue, sans cesse en quête de toi-même, allant même jusqu’à évoquer la frayeur de ma personnalité quand au vertige que je t’insuffle face à ma sagesse. Il est vrai qu’avant tu n’aurais pas rencontré d’homme comme moi, aussi optimiste et hédoniste. Parce que les personnes passionnées comme moi ne peuvent pas faire de concessions. Notre couple serait pourtant à l’abri de l’infidélité, terré dans un écrin de caresse que toi seule sait si bien me faire. Ta tendresse aussi bien que la douceur de tes traits ne cesserait de me rendre admiratif, te peignant dans ma tête aussi bien qu’un sujet sur la soie. Ton humour et ta joie de vivre saurait me rendre totalement invincible face à l’ennui et à la tristesse du quotidien qui passe, béatement, au-dessus de nos vies respectives. J’irais jusqu’à embrasser ta nuque, tout en te serrant contre moi, mes mains sur ton ventre pour réchauffer ce futur nous qui taperait contre ton ventre, réponse ultime d’un bonheur enfin accompli. Ce futur nous …











